Un bouchon, c’est pas si con

 

 

Tous les jours, je me rends au boulot en voiture. Il me faut en moyenne une heure pour parcourir les douze kilomètres qui  séparent mon domicile de mon lieu de travail. Et une heure pour le retour.

Tous les jours, je sors un peu plutôt pour déjouer les bouchons. Tout le monde fait pareil et le résultat est le même.

Deux heures quotidiennes de pression, de stress et de Klaxons. Je suis au bord de la dépression.

Et puis un beau jour, vers sept heures cinq du matin, bloqué entre l’Ariana et l’aéroport de Tunis, j’ai ouvert les yeux. Autour de moi, des femmes, des hommes, des jeunes et des moins jeunes, fonctionnaires, élèves, enfants en bas âge en tabliers de crèche. Des limousines, des tacots, des voitures populaires, des camions. De petites gens dans leurs petites cylindrées d’occasion. Des patrons dans leurs bréèmes de direction.Tous font du douze à l’heure. J’ai découvert que la route, à sept heures du matin est un terrain où s’exerce la véritable démocratie.

Et puis, tous ces gens qui, de bon matin, vont au boulot, à l’école ou au chantier. Tous ces hommes en costume cravate. Toutes ces femmes. Tous ces camions bourrés de marchandises. Même à douze à l’heure, ils  veulent tous être à leur poste à l’heure.

Du coup, j’ai changé de regard envers ces bouchons. A l’aller comme au retour, Ils sont là pour prouver que ce pays se réveille tôt pour aller travailler et rentre tard, une fois la mission accomplie. Ils militent, en silence, pour arriver.

Finalement, un bouchon, c’est pas si con.

 

Lotfi Ben Sassi

Topnet n’a pas déçu

 

Près de 35 000 modems Huawei de Topnet auraient été infectés par l’action malveillante de hackers. Le mien n’a pas été épargné. Le lendemain j’accours de bon matin à l’agence Topnet la plus proche.  Je m’y suis pris avant l’heure d’ouverture pour mette toutes les chances de mon côté. Raté. Des dizaines de clients étaient déjà là, avant moi.

J’étais triste à l’idée de devoir poireauter des heures, des jours peut-être, avant de me faire livrer un nouveau modem. Est-ce que Topnet a des modems en quantités suffisantes ? J’étais angoissé à l’idée de passer des jours, voire des mois, sans internet. Bizarrement, j’étais en même temps ravi de voir une foule aussi dense se bousculer pour un modem. Qu’il y ait autant de monde à réclamer le droit à la connexion de si bonne heure c’est qu’internet est devenue pour le Tunisien aussi vitale que l’eau qu’il boit ou le pain qu’il mange. Et ça, c’est une bonne nouvelle en soi.

J’ai donc fait demi-tour avec la ferme volonté de revenir à la charge l’après-midi, tard après le boulot, vu qu’en ce moment, Topnet a créé des permanences jusqu’à vingt heures. J’ai pris avec moi un bouquin, car, me suis-je dit,ça va être long,  j’attendrai peut-être des heures.

Encore raté, car, non seulement il n’ y avait pas foule, en plus, les modems sont là a attendre les clients. Dans le grand hall de Topnet du centre Urbain Nord, sur chacune des chaises derrière le comptoir, il y avait un agent en train de distribuer les modems tout neufs aux clients comme des petits pains. Du technicien à l’ingénieur, Topnet a sorti le grand jeu en ces moments difficiles : tous ont été réquisitionnés pour passer ce cap difficile. Mobilisation générale. Il ne m’a pas fallu plus de cinq minutes pour récupérer mon modem tout neuf. je n’en croyais pas mes yeux.

Et pour mon livre, tant pis, je le lirai une autre fois.

 

Lotfi Ben Sassi

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Pourquoi lesbokbok.com

En France, rien qu’en France, 200 000 sites marchands génèrent annuellement un chiffre d’affaires avoisinant les 72 milliards d’euros.

Amazone, le géant américain, se tape la part du lion avec 34,9 % de la couverture moyenne de la population internaute. La Fnac, spécialisé dans la vente de livres et cd occupe elle le troisième rang, avec 21,4 % d’internautes couverts !

En Tunisie, par contre, il existe à peine un millier de sites marchands qui génèrent environ  111 millions de dinars de chiffre d’affaires. Triste réalité, alors que, selon une étude, 70% des Tunisiens seraient disposés à acheter en ligne !

Or,  le commerce en ligne est une tendance irréversible, tellement il profite aussi bien à l’internaute qu’au ecommerçant.

Le ecommerçant fait l’économie d’investissements physiques, notamment en magasins, en intermédiaires, en vitrines et autres. Pour le consommateur, c’est un gain de temps, de déplacements inutiles et donc d’argent.

Le commerçant agit ainsi mieux sur les prix et l’internaute ne peut qu’en profiter.

Oui, j’admire de toute évidence le ecommerce. Mais je ne veux plus me contenter d’admirer : je mets la main à la pâte et je crée lesbokbok.com.

 

Lotfi Ben SASSI